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Administrateur7 min de lecture

L’ordre de paramétrage à respecter

Suivez la seule séquence qui fonctionne, et comprenez ce que chaque étape débloque en aval.

Sommaire de l’article

La chaîne complète, de la société au contrat

Concorde Workforce n’est pas un ensemble de modules indépendants que l’on remplirait dans l’ordre qui arrange. Chaque donnée porte le code de celle qui la précède, si bien que remplir dans le désordre ne produit pas une configuration incomplète : ça produit des écrans vides et des erreurs sans explication. Cette page est la carte de cette chaîne.

Voici la séquence, dans son intégralité. Les quatre premières étapes sont des préalables absolus ; les suivantes se déroulent dans cet ordre parce que chacune consomme la précédente.

La séquence de mise en route

  1. SociétéRéférentiel & Paramètres › Société

    Le code société est la clé portée par absolument toutes les autres données : sites, services, postes, classes horaires, rubriques, jours fériés, salariés.

    Tant qu’elle n’existe pas, toute création est refusée avec « La société (soccod) est obligatoire pour créer… ».

  2. SitesRéférentiel & Paramètres › Site

    Le site identifie chaque salarié, porte le droit à congés annuel et la zone de pointage géolocalisé. C’est surtout le périmètre de cloisonnement : un RH ou un manager ne voit que les sites auxquels il est rattaché.

    Le nombre de sites est plafonné par votre pack : 1 en Starter, 5 en Standard, illimité en Premium.

  3. Structure organisationnelleRéférentiel & Paramètres › Structure Org.

    Direction, Service, Section. Le service est le périmètre du manager et la maille de l’effectif minimum. Techniquement facultatif, mais indispensable dès qu’il y a des managers intermédiaires ou une règle d’effectif.

  4. Postes de travailHoraires & Postes › Poste de Travail

    Le modèle de journée type. C’est la plus petite brique : toute la chaîne de calcul (retard, absence, pause déjeuner, heures supplémentaires) lit les horaires du poste.

  5. Classes horairesHoraires & Postes › Classe Horaire

    L’assemblage de postes sur des périodes datées. C’est l’objet que l’on rattache réellement au salarié : sans classe, la plateforme ne sait pas quels horaires appliquer un jour donné.

  6. Calendrier sociétéAdministration › Calendrier Société

    Fixe les heures théoriques par jour et par mois, et le jour de repos hebdomadaire. C’est lui qui détermine le seuil de déclenchement des heures supplémentaires.

  7. Jours fériésRéférentiel & Paramètres › Jours Fériés

    Neutralise les journées non travaillées et alimente les rubriques de la famille Fériés / Repos. Se pose après le calendrier, qui les affiche en surimpression.

  8. Rubriques de paieRéférentiel & Paramètres › Rubrique

    Le pont vers votre logiciel de paie : chaque rubrique relie une grandeur calculée par le pointage à un code que votre paie attend.

  9. Règles de congésAdministration › Règles de congés

    Le seuil d’effectif minimum par défaut peut être posé dès le départ, mais les surcharges par service exigent que les services existent.

  10. Employés, puis Contrats

    La fiche salarié consomme tout ce qui précède : Site, Service, Direction, Section, Classe Horaire, Type Calendrier, Fonction, Qualification. C’est le point de convergence — d’où sa position en fin de parcours.

Le bandeau d’onboarding en 5 étapes, et ce qu’il ne dit pas

À l’ouverture de votre espace, la plateforme affiche un bandeau de mise en route en cinq étapes : ① Poste de travail → ② Classe horaire → ③ Calendrier (jours fériés) → ④ Employé → ⑤ Contrat. Ce bandeau est un bon fil conducteur, mais il commence à l’étape 4 de la vraie chaîne.

Le bandeau ne mentionne ni la société ni les sites

Ce sont pourtant les deux préalables absolus : sans eux, l’étape ① elle-même échoue. Si vous suivez le bandeau à la lettre sur un espace vide, vous butez immédiatement. Créez la société et au moins un site avant de vous en servir.

Le bandeau ne mentionne pas non plus les rubriques de paie. C’est cohérent — on peut pointer sans elles — mais c’est un piège différé : leur absence ne se voit qu’au premier export de paie, souvent des semaines plus tard.

Pourquoi le site est la clé de voûte du modèle de visibilité

Le site n’est pas une simple étiquette d’adresse. C’est le périmètre qui décide qui voit qui. Un responsable RH ou un manager ne voit que les collaborateurs rattachés aux sites qui lui ont été ouverts ; seul l’administrateur a une vision globale.

Un périmètre non coché ne produit aucun message d’erreur

C’est l’oubli n°1 des mises en route. Un manager dont aucun site n’est coché ne voit pas une alerte : il voit des listes vides. Il en conclut que la plateforme est cassée, ou que ses équipes n’ont pas été importées. Voir Comptes, rôles et droits d’accès par site.

Les deux champs du site à ne pas laisser au hasard

Code SiteobligatoireTexte — 2 caractères

Identifiant technique du site. Non modifiable après création : il faut le choisir correctement du premier coup.

Exemple : 01, LY, VI

Congés / AnNombre de jours

Droit à congés annuel appliqué aux salariés du site. S’il est renseigné et supérieur à zéro, cette valeur prime ; sinon le calcul retombe silencieusement sur 30 jours.

Exemple : 25

* Champ obligatoire.

Le champ « Code Site » accepte 2 caractères, pas 3

L’écran affiche pourtant S01 en exemple dans le champ. La saisie n’est pas bridée : en tapant trois caractères, l’enregistrement échoue avec une erreur technique, sans indiquer la cause. Ne vous fiez pas au texte d’exemple.

Renseignez « Congés / An » sur chaque site, même quand la valeur est identique partout

Laisser le champ vide ne veut pas dire « valeur par défaut de l’entreprise » : ça veut dire 30 jours. Si votre convention prévoit 25 jours et que le champ est vide sur un seul établissement, ce site accordera 5 jours de trop — sans que rien ne le signale.

Pourquoi le poste doit exister avant la classe horaire

La confusion entre poste et classe horaire est la plus fréquente à la mise en route. La distinction tient en une phrase : le poste décrit une journée, la classe horaire décrit qui fait cette journée et quand.

Poste de travailClasse horaire
Répond àÀ quoi ressemble la journée ?Quel modèle s’applique, à quelles dates ?
ContientHeures d’entrée / sortie, plage de repas, jours de reposUn ou plusieurs postes, posés sur des périodes datées
S’attribue àRien directement — c’est un modèleLe salarié, depuis sa fiche
RéutilisableOui, par toute l’entrepriseOui, par tous les salariés du même rythme
Le sélecteur de poste de la classe horaire est alimenté par la liste des postes : une classe créée avant tout poste est une coquille vide.
Boulangerie Lefèvre — 9 salariés, deux rythmesExemple

La boulangerie fait tourner une équipe de fournil très tôt le matin et une équipe de vente en journée. Deux rythmes suffisent à couvrir les 9 salariés : inutile de créer un poste par personne.

Poste 1
Fournil — 04:00 → 11:30, repas 08:00 → 08:30
Poste 2
Vente — 07:00 → 19:30, repas 12:30 → 13:30
Classe A
« Fournil » — poste Fournil, du 01/01 au 31/12
Classe B
« Boutique » — poste Vente, du 01/01 au 31/12
Affectation
3 salariés en Classe A, 6 en Classe B

Résultat

Deux postes et deux classes couvrent toute l’entreprise. Chaque salarié reçoit sa classe depuis sa fiche, et le calcul des retards et des heures supplémentaires démarre le jour même.

Une classe dont les dates ne couvrent pas aujourd’hui est invisible dans la fiche salarié

C’est le piège le plus coûteux du produit. Vous préparez en décembre les classes de l’année suivante (Du 01/01/2027 Au 31/12/2027) : elles s’affichent bien dans « Périodes de Saisonnalité », mais le menu « Classe Horaire » de la fiche salarié reste vide jusqu’au 1er janvier. Gardez toujours une période active englobant la date du jour, et ajoutez la suivante en plus plutôt que de remplacer.

Le type d’une classe est figé après création

Le choix Périodique (horaire de bureau fixe) ou Selon pointage (rotations : 3×8, santé, commerce) n’est proposé qu’à la création. Pour en changer, il faut créer une nouvelle classe et y réaffecter les salariés.

Pourquoi le calendrier société précède tout calcul d’heures supplémentaires

Le calendrier société définit les heures théoriques par jour et par mois, ainsi que le jour de repos hebdomadaire. C’est le paramètre le plus structurant du produit : c’est lui qui fixe le seuil au-delà duquel une heure devient supplémentaire. Un calendrier absent ou faux ne fait pas échouer le pointage — il produit des compteurs faux, ce qui est bien pire, car personne ne s’en aperçoit avant la paie.

L’année doit être initialisée avant tout enregistrement

Vous réglez « Heures par jour », « Samedi (Heures) » et « Jour de repos », vous cliquez sur « Enregistrer les réglages »… et rien ne se passe. Cliquez d’abord sur « Initialiser une année » : soit « Cloner {année} » depuis une année existante, soit « Créer Nouveau » avec une base d’heures par jour. Les 12 mois sont générés et les réglages deviennent enregistrables.

À partir de la deuxième année, c’est automatique

Si vous ouvrez une année vide après le 1er janvier, la plateforme clone d’elle-même l’année précédente. L’initialisation manuelle ne concerne donc en pratique que votre première année.

Ce qui se passe si vous créez vos employés en premier

C’est le réflexe naturel — on veut voir ses équipes dans l’outil — et c’est la manière la plus sûre de perdre une journée. Voici ce que vous rencontrez, dans l’ordre.

  • Le formulaire refuse d’enregistrer : le site est obligatoire sur la fiche, et aucun site n’existe encore.
  • Le menu « Classe Horaire » est vide : sans classe, aucun horaire de référence n’est attaché. Les journées se pointent, mais aucun retard ni aucune heure supplémentaire n’est calculé.
  • Les affectations Direction / Service / Section sont grisées : la structure organisationnelle n’existe pas.
  • Les compteurs restent à zéro sur des salariés qui pointent pourtant tous les jours — le symptôme le plus déroutant, parce que rien n’indique d’erreur.
  • Le premier export de paie sort vide si les rubriques n’ont pas été mappées.

Rien n’est perdu, mais tout est à reprendre

Les fiches créées trop tôt ne sont pas corrompues : il faut les rouvrir une à une pour compléter les champs devenus disponibles. Sur cinquante collaborateurs, c’est une demi-journée de ressaisie qu’une heure de paramétrage préalable aurait évitée.

Votre checklist de mise en route

Cochez au fur et à mesure. L’ordre est celui des dépendances : ne passez à la ligne suivante que lorsque la précédente est vraiment terminée.

Avant de créer le premier collaborateur

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Le raccourci qui fait gagner le plus de temps

Sur l’écran Rubrique, cliquez sur « Charger rubriques par défaut » : les 27 rubriques du catalogue arrivent déjà reliées à la bonne grandeur de pointage. L’import est relançable sans risque — les doublons (même code ou même libellé) sont ignorés.