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Administrateur8 min de lecture

Comment fonctionne le pointage

Comprenez la logique de créneaux avant de choisir votre mode de badgeage.

Sommaire de l’article

Quatre créneaux par jour, et pas un de plus

Le pointage alimente tout ce qui suit : heures travaillées, retards, heures de nuit, heures supplémentaires, et en bout de chaîne les variables envoyées à votre logiciel de paie. Sa mécanique tient en une règle : une journée comporte exactement quatre créneaux, remplis dans un ordre fixe.

OrdreCréneauCe qu’il représente
1Entrée matinLe premier badgeage de la journée.
2Sortie matinLe départ en pause déjeuner.
3Entrée après-midiLe retour de pause. Sur mobile, le bouton affiche alors Reprendre le pointage.
4Sortie après-midiLe dernier badgeage de la journée.
Ce sont les libellés du dialogue « Ajuster un pointage ». Le panneau « Détails de la journée » de l’Etat Périodique abrège les deux derniers en `Entrée AM` et `Sortie AM`, et l’historique mobile nomme le troisième `Reprise après-midi` : ce sont bien les mêmes créneaux.

Le total travaillé, le retard éventuel, les heures de nuit et les heures supplémentaires sont recalculés à chaque badgeage, sans attendre la fin de la journée.

Le cinquième badgeage de la journée est perdu

Un collaborateur qui sort trois fois dans la journée (livraison, rendez-vous, déjeuner) constate que ses derniers badgeages ne comptent plus. Ce n’est pas une panne : une fois les quatre créneaux remplis, tout appui supplémentaire est sans effet, sans message d’erreur. Les sorties intermédiaires doivent passer par une demande d’autorisation de sortie — voir Autorisations de sortie et heures supplémentaires. Un gestionnaire peut par ailleurs recomposer la journée depuis Contrôler et corriger les pointages.

Pourquoi le collaborateur n’a jamais à préciser s’il entre ou s’il sort

Il n’existe pas de bouton « entrée » et de bouton « sortie ». Il y a un seul bouton, et c’est le serveur qui décide seul du créneau à remplir : il prend le prochain créneau libre de la journée, dans l’ordre ci-dessus. Le collaborateur ne peut donc pas se tromper de sens, et il n’a aucun choix à faire.

Sur l’application mobile, le libellé du bouton s’adapte à l’état de la journée pour rester lisible, mais l’action reste la même.

Les libellés du bouton de pointage mobile

Pointer l’entréeBouton

Affiché tant qu’aucune entrée n’a été enregistrée pour la journée.

Pointer la sortieBouton

Affiché quand une entrée existe sans sortie correspondante.

Reprendre le pointageBouton

Affiché quand une entrée et une sortie sont déjà enregistrées — typiquement le retour de pause déjeuner.

Localisation en cours...État transitoire

Affiché pendant l’envoi, le temps que le téléphone réponde sur la position (5 secondes maximum).

Entrée à {heure}Rappel sous le bouton

Rappelle l’heure d’entrée du jour. Tant qu’aucune entrée n’est enregistrée, la ligne affiche à la place le texte figé Dernière sortie : Ven. 18:05 — voir l’avertissement ci-dessous.

Exemple : Entrée à 08:32

La ligne « Entrée à … » affiche la valeur corrigée, pas la valeur badgée

Si un gestionnaire a ajusté l’heure d’entrée, c’est la valeur ajustée qui s’affiche au collaborateur. La valeur réellement badgée reste consultable côté gestion, dans la colonne Pointage brut (pointeuse) du dialogue « Ajuster un pointage ».

La ligne « Dernière sortie : Ven. 18:05 » est un texte figé

Avant le premier pointage de la journée, la carte mobile affiche Dernière sortie : Ven. 18:05. Cette ligne n’est pas calculée : c’est un texte d’illustration codé en dur, identique pour tous les collaborateurs et à toutes les dates. Elle ne reflète aucune sortie réelle. Ne vous en servez jamais pour vérifier un badgeage — l’historique mobile et l’Etat Périodique sont les seules sources fiables. Attendez-vous à la question : un collaborateur qui n’a jamais travaillé un vendredi soir la remarquera.

La pastille « STATUT GPS VALIDÉ » ne veut rien dire

Cette pastille verte en haut de la carte de pointage mobile est décorative : elle est affichée en permanence et ne reflète pas l’état réel du GPS. Ne la présentez pas à vos équipes comme un indicateur de bon fonctionnement. Le seul retour fiable est le message de confirmation après le badgeage : 📍 Position enregistrée (±{n}m) ou ⚠️ Position indisponible — pointage validé sans GPS.

Les trois modes de badgeage, et ce que votre pack ouvre

Le pack souscrit détermine directement les modes de pointage dont vous disposez. C’est le premier arbitrage à faire, avant tout paramétrage.

ModePacksPosition GPSPoint d’attention
Navigateur — carte du tableau de bordTous les packsDemandée uniquement si le pack inclut la géolocalisationLa carte n’apparaît que sur un écran de moins de 768 px de large.
Application mobile Concorde WorklyStandard et PremiumOui, si le pack inclut la géolocalisationSur Starter, la connexion est refusée avec 🔒 Pack Starter — mobile non inclus.
Badgeuse physique ZKTeco ou HikvisionPremium uniquementJamaisL’entrée Liste Pointeuses n’apparaît pas dans le menu hors Premium.

Il n’y a aucun bouton de pointage sur le tableau de bord web en affichage ordinateur

Un collaborateur ouvre son tableau de bord sur son PC, ne trouve nulle part Pointer l’entrée, et conclut que le pointage ne fonctionne pas. La carte de pointage web n’est rendue que lorsque la fenêtre du navigateur fait moins de 768 pixels de large. Il faut donc pointer depuis le navigateur d’un téléphone ou d’une tablette — ou réduire la fenêtre. C’est un point à expliquer explicitement en pack Starter, dont c’est le seul mode de pointage disponible.

Quel que soit le mode, la logique est identique : mêmes quatre créneaux, même écart minimum entre deux badgeages, mêmes calculs. Un badgeage remonté par un terminal physique crée exactement la même ligne de présence qu’un pointage mobile. Voir Badgeuses biométriques et Pointage géolocalisé et zones de site.

Un badgeage physique ne produit jamais de coordonnées GPS

La carte Suivi positions ne montre que les pointages accompagnés d’une position. Les badgeages sur terminal et les pointages web sans GPS n’en ont jamais et n’y figurent donc pas, par construction. Un site entièrement équipé de badgeuses affiche une carte vide : ce n’est pas une panne.

Régler l’« Écart minimum (min) », le filtre anti-double-appui

Sans garde-fou, un collaborateur qui appuie deux fois par réflexe consomme deux créneaux d’un coup : une entrée à 05:58 et une sortie à 05:58. Le réglage Écart minimum (min) fixe le nombre de minutes minimum entre deux badgeages successifs. Il s’applique à tous les modes de pointage : mobile, navigateur et badgeuse.

AdministrationParamétre SociétéPointage & Calcul

Poser l’écart minimum

  1. Ouvrez AdministrationParamétre Société et descendez au bloc Pointage & Calcul

    Un onglet de connexion pointeuse affiche le même réglage sous le libellé Ecart Pointage success (mn) : c’est la même valeur, pas un second paramètre.

  2. Renseignez Écart minimum (min)

    Deux à trois minutes suffisent à neutraliser les doubles-appuis sans gêner les allers-retours légitimes.

  3. Renseignez Min heures/jour et Max heures/jour

    Ce sont les bornes de contrôle du temps journalier utilisées par les calculs. Elles encadrent la plausibilité d’une journée.

  4. Enregistrez, puis testez avec un badgeage réel

    Le réglage étant société, il s’applique immédiatement à tous les sites et à tous les collaborateurs.

Un pointage trop rapproché du précédent est ignoré SANS message d’erreur

Le collaborateur appuie, lit ✅ Pointage enregistré ou Présence marquée avec succès ! — et aucune nouvelle heure n’apparaît. Il croit à un bug et recommence. C’est l’écart minimum qui a filtré le badgeage, silencieusement : la confirmation de succès s’affiche quand même. Si un collaborateur signale ce symptôme, vérifiez d’abord la valeur du paramètre avant de chercher ailleurs.

Une valeur trop haute bloque des sorties légitimes

Le filtre ne distingue pas un double-appui d’un vrai mouvement. Avec un écart de 3 minutes, un collaborateur qui entre puis ressort réellement moins de 3 minutes après (un oubli dans la voiture) ne pourra pas pointer cette sortie. Restez bas : le réglage sert à absorber les doubles-appuis, pas à discipliner les allées et venues.
Boulangerie Petitjean — 11 salariés, pack StarterExemple

La gérante constate que les apprentis, en appuyant deux fois par réflexe sur le bouton de pointage web, enregistraient une entrée à 05:58 et une sortie à 05:58 — la journée démarrait donc avec deux créneaux consommés et un total travaillé nul.

Écran
Administration → Paramétre Société → bloc « Pointage & Calcul »
Écart minimum (min)
3

Résultat

Un second appui dans les 3 minutes suivant le premier n’est plus enregistré. L’apprenti voit toujours Présence marquée avec succès ! — le badgeage est ignoré sans message d’erreur, il faut donc prévenir l’équipe. Corollaire à surveiller : un salarié qui ressort réellement moins de 3 minutes après son entrée ne pourra pas pointer cette sortie.

Une seconde protection existe, indépendante de votre réglage

Au-delà de 6 pointages par minute et par utilisateur, les demandes sont rejetées. C’est une protection anti-rejeu volontaire, que l’on ne rencontre qu’en test ou en démonstration à force d’appuyer sur le bouton. Un usage humain normal — quatre badgeages par jour — n’est jamais concerné : attendez une minute et reprenez.

L’heure retenue est celle de l’appareil, pas celle du serveur

C’est un point contre-intuitif. La carte de pointage web affiche bien un champ Heure Serveur, rafraîchi chaque minute — mais l’horodatage réellement envoyé est celui du navigateur ou du téléphone du collaborateur. Une tolérance de 90 minutes par rapport au serveur est appliquée : elle couvre les décalages de fuseau courants tout en rejetant les rétro-pointages.

Un téléphone mal réglé bloque le pointage

Le collaborateur reçoit Pointage refusé : écart d’horloge trop important entre votre appareil et le serveur. Vérifiez la date/heure de votre téléphone. Le message est explicite mais rarement compris : la cause est toujours un appareil dont la date et l’heure ont été réglées à la main. La correction consiste à remettre le téléphone en réglage automatique de la date et de l’heure.

Le corollaire est favorable en mobilité : un pointage fait sans réseau est enregistré avec l’heure réelle du badgeage, figée sur le téléphone au moment de l’appui, et non l’heure de la synchronisation. Le collaborateur n’a rien à ressaisir.

Karim Benali, couvreur — chantier en zone blancheExemple

Karim intervient sur une toiture sans couverture 4G. Il arrive à 07:42 et pointe : l’application ne peut pas joindre le serveur. Il redescend déjeuner à 12:15 et pointe de nouveau, toujours sans réseau. À 13:05, il remonte au camion et retrouve du réseau.

07:42
Appui → « 📥 Pointage enregistré hors-ligne » ; bandeau « 1 pointage hors-ligne en attente de synchronisation »
12:15
Appui → bandeau « 2 pointages hors-ligne en attente de synchronisation »
13:05
Retour de l’application au premier plan → synchronisation automatique
Facultatif
Appui sur le bandeau bleu pour forcer l’envoi immédiat

Résultat

Les deux pointages remontent dans l’ordre chronologique avec leurs heures réelles — 07:42 en Entrée matin, 12:15 en Sortie matin — et non 13:05. Le bandeau disparaît et les compteurs se rafraîchissent. Si le premier envoi avait en réalité atteint le serveur sans que la réponse revienne, le renvoi est reconnu comme un doublon et ignoré : aucune fausse sortie n’est créée. Les pointages en attente sont abandonnés au-delà de 7 jours sans réseau.

Un pointage hors-ligne refusé par le serveur est abandonné silencieusement

Le compteur {n} pointage(s) hors-ligne en attente de synchronisation disparaît, mais aucune heure n’apparaît dans la journée du collaborateur. Au moment du renvoi, si le serveur rejette définitivement le pointage — hors zone, hors période d’emploi, non autorisé — il est retiré de la file sans nouvelle alerte. Le cas typique est un pointage fait hors ligne depuis un lieu hors zone. Si vous avez posé des zones GPS strictes, revérifiez systématiquement l’Etat Périodique après une journée de travail hors réseau.

Ce que le poste apporte au calcul

Le pointage ne produit par lui-même que des horodatages. Tout le reste — le retard, l’écart à l’horaire théorique, les heures supplémentaires — naît de la comparaison entre ces horodatages et un horaire de référence. Cet horaire de référence, c’est le poste du collaborateur.

Le poste applicable à une journée peut venir de trois sources : le planning publié, la classe horaire rattachée à la fiche, ou le poste fixe de la fiche. Voir Classe horaire : placer les postes dans le temps et Construire et publier un planning.

  • La plage de travail de la journée — l’horaire théorique auquel les badgeages sont comparés.
  • Les tolérances d’entrée et de sortie — la marge en deçà de laquelle un écart ne devient pas un retard.
  • Les jours de repos — les journées sur lesquelles aucun pointage n’est attendu.

On retrouve ces trois éléments à l’écran, dans le panneau Détails de la journée de l’Etat Périodique, sous les libellés Poste du jour, Plage de travail, Tolérance Entrée et Tolérance Sortie. C’est le premier endroit à regarder quand un compteur paraît faux.

Un collaborateur sans poste résolu pointe normalement, mais tous ses compteurs restent à zéro

Une fiche sans planning, sans classe horaire et sans poste laisse passer le pointage : les horodatages sont bien enregistrés, le collaborateur reçoit sa confirmation, rien ne signale d’anomalie. Mais le Total Travaillé, les heures supplémentaires et les heures de nuit restent à zéro — la journée est traitée hors planning, faute d’horaire de référence à comparer. C’est le symptôme le plus déroutant du produit, parce qu’il ne produit aucun message : il se découvre à la préparation de la paie. Renseignez la classe horaire ou le poste sur chaque fiche avant d’ouvrir le pointage à vos équipes.

Le pointage n’échoue plus sur une fiche sans poste

Les versions antérieures renvoyaient Erreur lors du pointage. Réessayez ou contactez votre administrateur. au badgeage ou à l’enregistrement d’une correction pour un collaborateur sans planning, sans classe horaire ni poste. Ce défaut est corrigé : le pointage est désormais toujours enregistré. Seule la conséquence métier subsiste — des compteurs à zéro tant qu’aucun poste n’est affecté.

Ouvrir le droit de pointer et de corriger

L’accès au pointage se règle par rôle, sur la ligne Pointage et Temps de la matrice des autorisations.

AdministrationDroit d’accéesAutorisations par Rôle

Les quatre actions de la ligne « Pointage et Temps »

Par défaut, les rôles Administrateur, Responsable RH et Manager disposent des quatre droits ; le rôle Employé n’a que Consulter.

ConsulterobligatoireCase à cocher

Ouvre l’accès à l’Etat Périodique et à l’affichage de son propre statut du jour. C’est exactement ce dont un collaborateur a besoin pour que la carte de pointage mobile affiche son état.

ModifierCase à cocher

Conditionne la correction d’un pointage. Sans ce droit, le bouton Ajuster pointage ouvre bien le dialogue mais tous les champs restent verrouillés et l’enregistrement est impossible.

AjouterCase à cocher

Action de la matrice sur le module Pointage et Temps.

SupprimerCase à cocher

Action de la matrice sur le module Pointage et Temps.

* Champ obligatoire.

« Pointage du mois » ne dépend pas du module « Pointage et Temps »

Un manager qui dispose de tous les droits sur Pointage et Temps ne voit pourtant pas l’entrée Pointage du mois dans son menu, et n’y comprend rien. Cet écran est rattaché au module Paie et Rémunération dans la matrice, parce qu’il s’agit d’un état de préparation de paie et non de suivi des présences. Cochez la ligne correspondante dans AdministrationDroit d’accées. Voir Le pointage du mois.

Le rôle ne suffit pas : le périmètre par site est un second verrou

Un manager ou un responsable RH dont aucun site n’est coché se connecte normalement et voit ses écrans de pointage — mais toutes ses listes reviennent vides, sans le moindre message d’erreur. Il en conclut que rien n’a été importé. Les administrateurs sont dispensés de ce filtre, ce qui explique que le problème passe inaperçu à la recette. Voir Comptes, rôles et droits d’accès par site.

Vérifier que le pointage est prêt à être ouvert

Cochez avant d’annoncer le démarrage à vos équipes. L’ordre est celui des dépendances.

Avant le premier badgeage réel

0/8
Un collaborateur me dit qu’il a pointé, mais aucune heure n’apparaît. Que vérifier ?
Trois causes, dans cet ordre. L’écart minimum : un badgeage effectué trop tôt après le précédent est ignoré silencieusement, avec un message de succès quand même. Les quatre créneaux déjà pleins : le cinquième appui de la journée est sans effet. Un pointage hors-ligne rejeté au renvoi : la file se vide sans alerte si le serveur refuse définitivement le pointage.
Un collaborateur pointe tous les jours mais son total travaillé reste à zéro. Est-ce un bug ?
Non. Sa fiche n’a probablement ni planning publié, ni classe horaire, ni poste : sans horaire de référence, la journée est traitée hors planning et aucun compteur n’est calculé. Ouvrez sa fiche et affectez-lui une classe horaire ou un poste.
Peut-on badger plus de quatre fois par jour pour tracer les sorties intermédiaires ?
Non. La journée ne comporte que quatre créneaux. Les sorties ponctuelles relèvent de la demande d’autorisation de sortie, qui se compte en heures. À défaut, un gestionnaire peut recomposer la journée depuis le dialogue Ajuster un pointage.
L’heure affichée est-elle celle du serveur ?
La carte de pointage affiche Heure Serveur, mais l’horodatage réellement enregistré est celui de l’appareil du collaborateur. Une tolérance de 90 minutes est appliquée : au-delà, le pointage est refusé avec un message sur l’écart d’horloge.
Le pointage mobile fonctionne-t-il sans réseau ?
Oui. Le badgeage est mémorisé dans le téléphone puis rejoué automatiquement au retour de la connexion — à la réouverture de l’application, au retour sur l’écran d’accueil, ou au retour au premier plan. L’heure conservée est celle de l’appui, pas celle de la synchronisation. Au-delà de 7 jours sans réseau, les pointages en attente sont abandonnés.